Regulation hormonale et transsexuelle

Beaucoup de transsexuelles ses demandent si la prise d'anti hormone masculine est NECESSAIRE: voila ce qu'il faut savoir pour décider.
Dans le corps la production des hormones sexuelles est régulée par d’autres hormones produites dans le cerveau.
Il se trouve que ces hormones qui ne sont pas des stéroïdes mais des peptides, sont identiques chez l’homme et la femme.
Simplement chez la femme la production de ces hormones suit un cycle menstruel alors que chez l’homme il n’y a pas de cycle ( de cette nature). Pratiquement les peptides ne peuvent pas être administrés par voie orale parce que la digestion les détruirait, contrairement aux stéroïdes.
Mais ce qui nous intéresse tout particulièrement est que comme ces hormones du cerveau sont les mêmes chez l’homme et la femme ET qu’elles régulent la production des glandes sexuelles cela signifie que si on prend des hormones la régulation s’active. L’important n’est pas la nature de l’hormone mais sa quantité.
Donc une transsexuelle qui prend des hormones féminines et rien d’autre verra la production de ses hormones masculines baisser sous l’influence du système de régulation du cerveau. Ce système ne peut agir que sur les glandes sexuelles mais pas sur l’hormone qu’on a pris.
La conclusion est que la prise d’anti-hormones masculines n’est pas aussi obligatoire que certaines peuvent le penser.
Une recherche avec “régulation des hormone mâles" apporte les réponses plus détaillées: Extrait d’un Cours universitaire sur la régulation hormonale.

HOMME, Le contrôle du complexe hypothalamo-hypophysaire : l’importance du rétrocontrôle

Les gonades (testicules) sont stimulées par des hormones provenant de l’hypophyse (FSH et LH), cette glande est elle-même dépendante de l’hypothalamus. Le complexe de commande hypothalamo-hypophysaire doit donc être informé en permanence des variations du taux sanguin de testostérone par rapport à la valeur consigne pour pouvoir modifier son fonctionnement en conséquence.
Le testicule exerce un effet modérateur sur le système de commande hypothalamo-hypophysaire : il s’agit d’un rétrocontrôle négatif qui assure une stabilité des productions hormonales.
Une perturbation est donc automatiquement corrigée :
– s’il y a une augmentation du taux sanguin de testostérone, le rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire est important d’où la diminution de la sécrétion des gonadostimulines ce qui entraîne une moindre sécrétion de testostérone par les testicules (cellules de Leydig) et donc un retour à la normale du taux sanguin de testostérone
– s’il y a une diminution du taux sanguin de testostérone, le rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire est faible d’où la sécrétion importante des gonadostimulines ce qui entraîne une stimulation des testicules (cellules de Leydig) et une augmentation de la sécrétion de testostérone et donc un retour à la normale du taux sanguin de testostérone.
EXTRAIT de http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=8&ved=0CFoQFjAH&url=http%3A%2F%2Fwww.genie-bio.ac-versailles.fr%2FIMG%2Fdoc%2FCours_La_regulation_des_hormones_males.doc&ei=3pISUv2GPKjI0AW0_oDgCw&usg=AFQjCNHZa5jnhof2lue_f1xzb9ZhVBSPOA&sig2=yL4Gjno0oVkIvtNRYfibUw&bvm=bv.50768961,d.d2k&cad=rja

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Rédigé le 24 AVRIL 2016.